L’humanisme en musique à Venise

Sonates, canzones et chansons ornées des plus grands maîtres vénitiens.

Œuvres de Gabrieli, Fontana, Selma, Castello, Rognoni…

En réaction à la polyphonie des maîtres flamands naît à Venise, sous l’impulsion du mouvement philosophique de l’Humanisme, une école de jeu et de composition basée sur l’expression des sentiments propres à l’homme. La structure rythmique, harmonique et mélodique est travaillée, modelée -voire maltraitée par les défenseurs de l’écriture ancienne- autour d’un texte ou d’un sentiment. Cette « nouvelle musique », comme l’appelait Giulio Caccini, donne un renouveau de liberté aux instrumentistes , qui s’emparent de la musique vocale et la personnalisent, à grands renforts d’ornements et de compositions. La nature humaine et l’individualisme sont au centre de ce nouveau répertoire coloré, poétique, qui explore les passions et brise toutes les limites et contraintes d’un art de la composition pourtant séculaire…

Lambert Colson, cornet à bouquin
Marie Rouquié & Gabriel Grosbard, violons
Lucile Tessier, doulciane
Matthieu Boutineau, orgue et clavecin